Les premières balles ont sifflé !

Dimanche dernier, le 13 juin 2021 donc, Rugby Flouze a été honoré de son premier article, hors mes terres d'origines et d'adoption du Tarn et du Var. C'est un événement qui, je l'espère, en appellera d'autres, car il me semble que ce livre, qui se propose d'aller là où personne ne va et bien au-delà de la simple anecdote, mérite d'être promu, je veux dire connu - qu'on l'achète et qu'on l'aime ou pas - bien au-delà des forteresses de Noël-Pélissou et Mayol. Et avant d'en venir au propos du jour, il me tient à coeur de redire que si effectivement Rugby Flouze à besoin d'écho de presse un peu partout, ce qu'ont faits Olivier Bouisson pour Var Matin, Eric Ambrosini pour France 3 Provence, François Mazens pour Mémoire de Graulhet, Gérard Durand pour la Dépêche du Midi et mon Dédé d'éternité dans sa belle Parole donnée, n'a pas de prix, ni d'égal. J'espère encore deux ou trois coups de pouce affectifs, mais ce qui vient d'ailleurs, sans proximité amicale, compte énormément. Différemment, mais énormément.
Donc, je l'espérais cet article de Sud-Ouest en attendant au moins la fine Équipe et mes jeunes confrères de M'idole et je m'attendais aussi à me faire tailler. C'est donc un ancien collègue que j'ai bien connu mais avec lequel je n'ai jamais échangé - pas même un bonjour - qui s'est chargé de l'ouverture des "hostilités".
De cette lecture ultra-rapide où il ne peut s'empêcher de remarquer les deux pages que je consacre "aux personnages liés au grand banditisme", mais pas aux portraits de grands bonhommes tel qu'André Larrue, Fouroux, Véran, Mondino, Laporte... le journaliste tire d'abord le constat d'un manichéisme. Quelle surprise !
Si tout va bien et que ce livre va déranger un peu plus que sur les rives de la Gironde, j'aurai sûrement droit au réactionnaire, misogyne aussi sûrement et aigri... D'ailleurs la dernière phrase du grand quotidien du Sud-Ouest, se veut assassine "la nostalgie a parfois des relents d'amertume...". Elle l'est dans la mesure où elle conditionne le jugement du lecteur potentiel, mais pas dans les faits, car s'il savait l'auteur de cette formule, à quel point je m'en suis allé au contraire le cœur soulagé et l'âme tranquille !
Oui mais non, vous comprenez messieurs-dames, dans ce milieu il est totalement inconcevable de remettre en cause un fonctionnement ultra-libéral où le flouze est devenu roi, ou les hommes sont devenus vénaux et voraces. Dingues. Qu'un talonneur de Top 14 - mas c'est pareil pour le demi d'ouverture soyez tranquilles - qui serait incapable de traîner un vieux aux toilettes pour 1500 €, en touche dix fois plus pour lancer un ballon pas toujours droit, ça ne le dérange pas. Ça l'indigne même qu'on puisse penser que le sport c'est pas fait pour le pognon, mais pour la respiration, ça le dépasse. Il trouve ça ... convenu !
Allez j'arrête, j'en peux plus ! Et que mon confrère Bordelais - dont le passage à l'Équipe transparaît dans l'accent et le style - sache et soit persuadé que je ne lui en tiens aucune rigueur et que si nous ne sommes pas d'accord sur grand chose je le remercie sincèrement pour ce papier. Son mérite n'en est que plus grand de n'avoir pas jeté Rugby Flouze à la poubelle mais seulement aux orties !

Le 13 juin 2021 dans le journal Sud-Ouest



Mes remerciements et un clin d'œil particulier vont à Bernard Rabillé, le Rochelais - bientôt Champion de France ! - qui a repéré cet article et me l'a aussitôt envoyé.

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Faites suivre et connaître Rugby Flouze partout où c'est possible
Il est encore un peu tôt pour s'en plaindre, mais je crains que ce livre ne bénéficie pas de la couverture médiatique sur laquelle j'avais cru pouvoir compter. J'aurais beaucoup aimé que la famille de Fouroux, les "paysans" d'Auch, les polonais du Creusot et les pom-poms girls du Stade Français aient connaissance de la sortie de Rugby flouze.
Mais au cas où l'information serait un peu brouillée, je vous propose de faire suivre ces mails et de signaler l'existence de ce bouquin aux cousins de Bretagne, au papa de Valenciennes, au tonton de Strasbourg et aux amis de partout. Pensez bien à mentionner le lien pour la commande aux Presse du Midi. Merci par avance...



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Forum à venir
Je prépare mon livre d'or dont les pages sont gentiment en train de se remplir. Si vous avez lu ce livre, si vous l'avez aimé, s'il ne vous a pas plu, je me ferais un plaisir - dans le premier cas - et un devoir - dans l'autre - de le publier et d'y répondre. Je compte sur vous....
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Les droits d'auteur seront partagés entre le fondation Perce-Neige, le Secours Populaire et l'école de rugby du Sporting Club Graulhétois. 






Biarritz - Bayonne :
port du basque obligatoire !


Ce soir, c'est derby basque. Aupa BO et Peña Baiona. Du piquant. De l'Espelette ! Ça te me file un de ces coups de nostalgie, cette affaire. Nostalgie avec laquelle je me suis condamné à vivre. Car évidemment, s'il y a dans les deux camps, mais essentiellement chez les supporters de l'Aviron, une ferveur intacte et démesurée, les clubs qu'ils soutiennent n'ont plus grand chose à voir avec leurs origines.
Biarritz n'était pas et il s'en manque le porte-drapeau du Pays Basque au bon temps de l'amateurisme, même si Michel Celaya notamment en fut l'un des fers de lance. Il fallut attendre que le rugby nourrisse un peu mieux son homme pour que le BO - les deux premières lettres de bourgeois qui lui conviennent si bien - retrouve à la croisée des deux siècles, son lustre d'avant-guerre. Il doit alors beaucoup au Landais Jean Condom et à l'enfant du pays -et de Caracas -, l'immense Serge Blanco, ce retour à la lumière activé par des migrations massives. Paradoxalement, après avoir été les heureux bénéficiaires de ce rugby flouze ils en furent ensuite les grands perdants -avec les Berjalliens-. Depuis une décennies les feux de la rampe se sont assombris et la scène d'Aguilera est plongée dans  l'anonymat, au point que le club et son vieux stade sont en instance de divorce.
Bayonne, c'est différent. C'est le rugby. Jean-Dauger. Un stade en Bleu et Blanc, comme même Mayol ou Ernest-Vallon ne sont jamais parvenus à s'uniformiser en Rouge et Noir. Et les couleurs ne sont rien à côté de ce chœur exceptionnel de 20 000 voix qui s'égosille à l'unisson : "c'est la peña, c'est la peña". Plus tard, c'est le gosier sec que tous ces festaïres retrouveront la salive dans les troquets du petit Bayonne...
Si j'excepte Twickenham et peut-être l'Arms Park (revoyez vos classiques, c'était le nom du stade de Cardiff avant qu'on l'humilie en Millénium, puis Principality) je n'ai jamais si bien senti battre le coeur du rugby que dans ce stade de Bayonne lorsqu'il chante cet hymne à la joie, qui fut à l'origine un chant révolutionnaire portugais. Ça aide ! Vivre à Bayonne la populaire, la joyeuse, un match de championnat de rugby était un grand moment de plénitude et de communion. Car nous étions là bien loin de l'esbroufe de certains autres qui, faute de culture ancestrale et des valeurs de simplicité fraternelle, multiplièrent les artifices ridicules et bien souvent inappropriés.
Oui mais enfin c'est ce rugby-là qui s'est imposé, car évidemment la Peña Baiona était intransposable. Et lorsque j'en parle au passé, c'est tout simplement que l'Aviron Bayonnais présidé par Philippe Tayeb - après s'être laissé longtemps aveugler par Afflelou - s'est abandonné à la mondialisation, la banalisation, la domination du pognon. Et même s'il reste toujours dans l'effectif un Peyo de service, l'accent et la force basques se sont dilués dans le business au même titre que chez le voisin biarrot.
Lequel est lui affublé d'un président du nom de Jean-Baptiste Aldigé, tout bonnement infréquentable si j'en crois mes collègues de la presse - et je les crois ! -. Il aurait été lui-même joueur de rugby à la Vallée du Girou. Arrière. Mais enfin, c'était pas Serge Blanco ! L'homme d'affaire, également en froid avec le maire de Biarritz dans le dossier d'aménagement du parc d'Aguiléra, envisageait rien moins que d'aller jouer ... à Lille. Voyez le respect des supporters et du passé du club !
Enfin, voilà pour ce rugby basque où ce qu'il en reste. Il n'évolue pas mieux que les autres, mais se débat en plus pour exister dans l'élite. J'avoue que j'ai très envie d'y jeter un œil cet après-midi, mais pas sûr que j'y parvienne. Rien que le nom donné à ce match est répulsif. Access match. C'est du Canal + tout craché. Le diffuseur exclusif du rugby, fossoyeur de tout ce que j'ai aimé, se complait à supprimer toute trace du passé afin de conquérir un public jeune, inculte et malléable. Les anglicismes tels que le fameux "access" chez eux sont la règle, tout comme la féminisation racoleuse, l'instrumentalisation et la dramatisation de ce ce qui n'est, jusqu'à preuve du contraire, qu'un jeu. Un beau, mais simple jeu.


EXTRAIT DE RUGBY FLOUZE A PROPOS DE BIARRITZ ET SERGE BLANCO


6 juin 1992 : Finale Biarritz - Toulon au Parc des Princes : L’image du tout jeune Toulonnais Patrice Teisseire (dix-huit ans) remettant une composition fleurie à Serge Blanco (trente-quatre ans) qui effectuait son dernier match dans ce Parc dont il avait été également, on pourrait dire surtout, l’un des princes, reste gravée dans la pierre philosophale de ce jeu.
Pour le journaliste un peu plus mûr que j’étais devenu, cette finale du RCT face à Biarritz, fut un plaisir renouvelé au quotidien, avec une page et parfois plus à assurer tous les jours. Je me souviens que le samedi précédent j’avais appelé Serge Blanco pour lui demander une entrevue. Avec sa gentillesse coutumière, il m’avait expliqué que non, les joueurs n’avaient plus le droit de parler aux journalistes dans la dernière semaine. Me proposant même de reprendre ses différents propos lus et entendus, à condition de ne pas les déformer. C’était gentil, mais cela n’entrait pas dans les codes éthiques de la profession.
Après avoir raccroché le combiné, mesurant ce que je perdais s’agissant du joueur le plus apprécié au monde, disputant son dernier match, qui plus est en finale et contre Toulon, mon instinct me dicta de rappeler. Je lui fis la chanson, l’importance pour mon journal et ma propre crédibilité menacée, il finit par me lâcher :
— « Bon ! Viens lundi matin à la thalasso. »
Avec mon ami photographe Gérard Raynaud, nous partîmes dans la nuit, car nous avions rendez-vous à dix heures, huit cents kilomètres plus loin. L’arrière international nous reçut dans son complexe hôtelier ultra-moderne d’Hendaye. Il fut épatant de disponibilité, mais aussi de générosité dans le propos. Si je l’ajoute à la soirée bodega avec les supporters du BO, qui nous promettaient l’enfer pour le RCT, mais nous offraient un paradis de gentillesse et d’humour, cela resta comme l’un de mes plus agréables reportages.





Faites suivre et connaître Rugby Flouze partout où c'est possible
Il est encore un peu tôt pour s'en plaindre, mais je crains que ce livre ne bénéficie pas de la couverture médiatique sur laquelle j'avais cru pouvoir compter. J'aurais beaucoup aimé que la famille de Fouroux, les "paysans" d'Auch, les polonais du Creusot et les pom-poms girls du Stade Français aient connaissance de la sortie de Rugby flouze.
Mais au cas où l'information serait un peu brouillée, je vous propose de faire suivre ces mails et de signaler l'existence de ce bouquin aux cousins de Bretagne, au papa de Valenciennes, au tonton de Strasbourg et aux amis de partout. Pensez bien à mentionner le lien pour la commande aux Presse du Midi. Merci par avance...



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Forum à venir
Je prépare mon livre d'or dont les pages sont gentiment en train de se remplir. Si vous avez lu ce livre, si vous l'avez aimé, s'il ne vous a pas plu, je me ferais un plaisir - dans le premier cas - et un devoir - dans l'autre - de le publier et d'y répondre. Je compte sur vous....
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Fallait-il franchir le rugby con ?

Pour l'instant, je ne reçois de mon livre que de bons échos. Et c'est aussi logique que mérité 😉. Car comme toujours dans l'édition, à moins d'avoir remporté le Goncourt l'année précédente ou bien de s'appeler Musso, voire Obama, ce sont d'abord les proches, les connaissances qui vous lisent. Donc eux partent avec un préjugé largement favorable : ils aiment ce que vous faites et souvent même ce que vous êtes.
C'est souvent aussi grâce à eux, leurs réseaux, leurs bonnes bouches à de fines oreilles, que s'étend la notoriété d'un livre. C'est pas pour vous mettre mal à l'aise, mais j'en ai un à La Seyne qui m'en prends 10 d'un coup ! Pour les offrir aux copains. Je ne sais que lui dire... 
Nous devons en être à ce stade actuellement et là encore, bien peu de risques de mauvais "retours". Alors si le phénomène prend de l'ampleur, que la rumeur enfle, il n'est pas impossible que les médias - qui sont au courant puisqu'ils ont reçu le livre peut-être déjà perdu sous une pile d'autres bouquins et divers documents, je connais bien le bordel du bureau d'un journaliste ! - daignent ouvrir leurs colonnes ou leur antenne à ce qui deviendrait un petit phénomène. Pour l'heure on n'est pas encore embêtés avec ça, mais nous ferons un premier bilan de confraternité dans quelques semaines.
Alors d'un coup, les libraires d'un peu partout commandent "Rugby Flouze", le site des Presses du Midi explose et l'imprimerie tourne jour et nuit. Anthony est au bord de la dépression tandis que Hélène réserve un billet d'avion pour la Réunion... Champagne !
Et c'est là, éventuellement, que les ennuis commencent. Parce que ceux qui sont les "mieux servis" ignoraient - ou feignaient d'ignorer - tout ce qui les concernait de peu amène dans ce bouquin. On n'aime jamais être égratigné, parfois raillé, voire démasqué surtout lorsque - comme c'est pratiquement le cas de tous - on est desservi par un ego totalement démesuré. Il n'est pas impossible que certains convoquent même leur avocat pour chercher la faille conduisant à l'éventuel procès de l'insolent. En l'occurrence les commentaires étant parfaitement libres - mais nullement diffamatoires - et tous les faits étayés, ils perdraient évidemment leur temps. Reste l'intimidation, la violence... Oui j'avoue, là, je me vante - d'autant que les noms de ceux que je n'aime vraiment pas et qui seraient aussi les plus venimeux, ne sont jamais cités - mais n'a t-on pas le droit de rêver un peu ?
Enfin, tout ceci reste aussi aléatoire que le cheminement de ce livre jusqu'aux vitrines des grandes librairies (hormis Charlemagne, Sannou et Bastide !) Mais si j'échouais à faire de Rugby Flouze un succès de vente - malgré un titre choisi dans l'espoir d'interpeller d'autres lecteurs que mes cousins - ce ne serait vraiment pas grave. Mais fort dommage !
Tenez, si ce n'était que moi, président de club, de comité - de Ligue comme ils disent maintenant - , je commanderais des tas de bouquins pour les faire lire aux jeunes des écoles, des centres de formation - à leurs parents aussi et surtout. A ma connaissance, un seul l'a fait - Henri Mondino à la Ligue PACA -.
Ils réaliseraient peut-être, avec un peu d'attention et pourquoi pas de réflexion, que derrière un récit de vieux con, il y a d'abord une défense acharnée du patrimoine rugbystique, qui aurait largement justifié son inscription à l'UNESCO s'il avait été préservé. Dans une société qui part à vau l'eau, où l'éducation, les valeurs et mêmes les repères s'effilochent et se dissipent, il était peut-être grand temps, qu'un type sortant de Graulhet et du diable Vauvert, prennent les questions à rebrousse-poil.
Est-ce que le rugby est un métier ? non !
Est ce que la vocation du sport est de produire du pognon ? non !
Est-ce que l'on prend du plaisir en obtenant du muscle par tous les moyens ? non !
Est-ce que ces générations sorties des centres d'élevage intensif, ont un bel avenir ? non !
Est-ce que tout ça est organisé par les lobbies (ceux qui riment avec rugby) libéraux pour générer du profit ? oui...

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La Dépêche signée Durand

Je n'ai, sans flagornerie et je devrais croiser les doigts, que des bons papiers dans la presse écrite et l'audiovisuel. Pourvu que ça dure ! Le dernier en date m'est venu des pages Tarn de la Dépêche du midi (vous retrouvez ci-dessous une coupure à l'ancienne en attendant un PDF plus propre). Et c'est le correspondant local, Gérard Durand, qui était à la manœuvre. Au soutien je devrais dire, car cet ancien pilier dans les deux sens du terme du Sporting Club Graulhétois, m'a toujours bien aidé lors de mes différentes publications. Le fait d'avoir grandi non loin l'un de l'autre et à la même époque y a sans doute contribué, mais nous en reparlerons.
En tout cas, son article révèle déjà une lecture attentive, quelques réserves légitimes et autres formules qui font mouche. Bref "Dudule", tu ne décrocheras peut-être pas le Pulitzer avec ce papier, mais tu as déjà le "Jaco de coeur" ! -





Ils ont titré les premiers

Pour bien vendre ce livre qui mérite à la fois d'être lu, compris et admis par toutes les générations, il faut de la communication moderne, des résos - et là je compte sur vous -, mais aussi de la presse.
Je veux remercier encore François Mazens qui a titré le premier avec les Mémoires de Graulhet 




Olivier Bouisson (à droite) avec Grognard Vincent
Suivi par Olivier Bouisson pour un joli papier fraternel dans Var Matin et me dit-on Gérard Durand dans La Dépêche (il sera en ligne dès que je l'aurais).
Je suis très heureux aussi que mon collègue Eric Ambrosini et le sympathique cameraman aient jugé bon de me consacrer un reportage sur France 3, c'est à la fois touchant et important pour l'avenir de ce livre.

Mais sans aucune objectivité - ni sans dévaluer le travail déjà effectué et celui à venir sans nul doute - je dois confesser que la chose la plus belle qui vient d'être faite et n'aura pas d'égal à mes yeux, est le podcast réalisé par mon bel ami André avec la bénédiction et le talent congénital de Nicolas. Ce sont les Fournon vous les avez reconnus qui ont rajouté une pincée de classe et d'âme au sujet. Et qui sait si, malgré la longueur de l'écoute, vous ne vous y laisserez pas prendre ?





Vous pouvez aller voir et écouter plus sur : https://laparoledonnee.fr/


TROIS FAÇONS D'OBTENIR CE LIVRE

Il sera bientôt disponible à Graulhet, Nasbinals et probablement bien d'autres endroits. Il l'est déjà à Toulon et notamment à la librairie Pericles (Av. Joseph Gasquet).
Vous pouvez le commander dans n'importe quelle librairie en mentionnant seulement le titre Rugby Flouze et l'éditeur Les Presses du Midi.
Le plus facile reste néanmoins la commande directe sur le site Les Presses du midi
En trois clics c'est payé, en deux-trois jours c'est chez vous. 
Et contrairement à Amazon l'éditeur paie ses impôts !

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ÉCRIVEZ, RACONTEZ, CONTESTEZ

J'attends évidemment les commentaires quelle qu'en soit la teneur. jaclarrue@gmail.com
Je publierais sans commentaire d'éventuels compliments, j'utiliserai avec joie d'autres éclairages (texte et photos) et je répondrai sans me défiler à ceux qui contesteraient la pertinence de mes propos. A bientôt.


Les droits d'auteur seront partagé entre le fondation Perce-Neige, le Secours Populaire et l'école de rugby du Sporting Club Graulhétois. 





J'AI VU LE MOMENT OÙ JE NE REPARTIRAIS PAS !


Plus ça va et plus j'aime Toulon. De loin certes ! Pas les bouchons, ni les adorateurs de la secte "Soleil d'or et mer d'azur", pas plus que les flambeurs en scooter qui vous dictent leur loi dans ces mêmes bouchons. Mais outre ces paysages entrevues entre deux collines vaincues par les programmes immobiliers, j'ai vu un beau pays - le pays de ses enfants est toujours très beau ! - J'ai vu mes amis les plus proches m'encourager, m'interviewer, manifester leur joie et même renoncer pour certains à la finale de la Coupe d'Europe, certes parodique, mais néanmoins télévisée. Dédé, Jaube, Hervé, Pascal, Vincent, Julien, Fred et Joëlle, Gérard (s) et leurs épouses. Zaza ! J'ai vu Henri Mondino mon vieux camarade du "Comité" m'envoyer ces mots d'amitiés, de complicité malgré nos grandes différences de relations et toute une bande de copains d'ovalie Drigeard, Gueit, Piffou, Ablard, Ramello, Zemmour et Rinaldi pardi, Rizza et Nathalie, le couple Veneziano... J'en oublie, j'en suis sûr et ça m'énerve, j'aurais dû n'en citer aucun.
J'ai vu Jean-Claude Ballotore fondre dans mes bras en évoquant nos grands moments parfois assortis de rudesse mais toujours d'une belle sensibilité complice. J'ai vu des collègues, Archippe l'ancien talonneur à la plume prolixe, Bouisson de Var Matin enfin un collègue fidèle (!), Doussot comme toujours, Baudin des souvenirs anciens, Pasquini qui sait ce qu'il dit, JJ.G mon bon Fada, Normand toujours droit, Nicole -et Marc- au nom de Martinetti, Freddy l'ordi, Didier le cuisinier, Tony de la maison Emmanuelli et Ambro pour la touche télé. J'ai vu un inconditionnel du RCT de cette bande de Saint-Jean du Var qui ne m'aimait guère, mais désormais plein de gentillesse et donc d'humour, j'ai vu encore Josette la doyenne des supporters de Toulon (85 ans), passée par les Mordus, les Fadas, les Mayol's et désormais bien établie chez les Bulls. Jacques Abello, venu me rappeler que son papa n'avait pas compté pour des prunes au RC Hyères, Marc Turpin me laisser un message dont je reparlerai... J'ai vu aussi et enfin - sans que la liste soit close ni exhaustive -, Mickaël et son épouse, venus chercher Rugby Flouze pour l'offrir à Marylène... Véran.
Avec Josette la doyenne des supporters du RCT
Et tout ça chez Charlemagne qui, s'il avait porté un bandeau, aurait été digne de ressembler à Daniel Herrero. Non mais sans rire, chez Olivier, le fils de cette famille Rouard dont l'affiliation au RCT date bientôt d'un siècle. Président de père en fils. Patrick mon ami, après Jacques son père. Des gens d'engagement aussi bien dans le rugby que dans la librairie indépendante. Que je l'aime, ce mot !
Et dire que j'aurais pu négliger de l'écrire ce livre en me disant :  à quoi bon ? À quoi bon remuer tout ça ? Le meilleur et le moins bon. De peur peut-être d'en froisser quelques-uns et d'en révéler d'autres, pas bien beaux. Car oui je le sais, vous vous disiez jusque-là : il est bien positif le Jaco.
Mais si, je vous assure, je suis heureux d'avoir retrouvé le Toulon des gens que j'aime profondément. Même si j'ai reçu un courriel péniblement amer et si un type que j'ai beaucoup aimé m'a inexplicablement tourné le dos. Même si quasiment aucun joueur de Toulon ni d'ailleurs dans le coin, ne m'a honoré de sa visite... Je n'en reste pas moins ébahi et heureux par l'accueil fait à ce livre dans ce Toulon qui me laissera à jamais un goût contrasté entre sentiment intense de fraternité et ressenti étrange d'incompréhension. Ce furent des moments réconfortants et fraternels, sans ego ni fierté…
J'étais si bien là avec Marie que je ne serais peut-être pas reparti si trois poules et un coq ne m'avaient attendu au pays de mes rêves.
Et le rugby dans tout ça me direz vous ? Eh bien c'est au-delà de l'essentiel. Le rugby dans tout ça c'est....tout !




Ils ont titré les premiers

Pour bien vendre ce livre qui mérite à la fois d'être lu, compris et admis par toutes les générations, il faut de la communication moderne, des résos - et là je compte sur vous -, mais aussi de la presse.
Je veux remercier encore François Mazens qui a titré le premier avec les Mémoires de Graulhet 
 http://memoiregraulhet.eklablog.com/rugby-flouze-jacques-larrue-a207673672 ).
Olivier Bouisson (à droite) avec Grognard Vincent
Suivi par Olivier Bouisson pour un joli papier fraternel dans Var Matin et me dit-on Gérard Durand dans La Dépêche (il sera en ligne dès que je l'aurais).
Je suis très heureux aussi que mon collègue Eric Ambrosini et le sympathique cameraman aient jugé bon de me consacrer un reportage sur France 3, c'est à la fois touchant et important pour l'avenir de ce livre.

Mais sans aucune objectivité - ni sans dévaluer le travail déjà effectué et celui à venir sans nul doute - je dois confesser que la chose la plus belle qui vient d'être faite et n'aura pas d'égal à mes yeux, est le podcast réalisé par mon bel ami André avec la bénédiction et le talent congénital de Nicolas. Ce sont les Fournon vous les avez reconnus qui ont rajouté une pincée de classe et d'âme au sujet. Et qui sait si, malgré la longueur de l'écoute, vous ne vous y laisserez pas prendre ?





Vous pouvez aller voir et écouter plus sur : https://laparoledonnee.fr/








Un vieux con a-t-il toujours forcément tort ?

Je sais bien que je vais me faire assassiner ! J'aime bien cette formule, à condition tout de même qu'elle ne soit pas prémonitoire dans son sens premier ! Combien de joueurs de Graulhet, de Hyères et de Toulon notamment m'ont reproché cela lorsque j'étais journaliste voué au rugby. Il y avait un spécialiste, Christophe Dominici, qui me l'a rabâché maintes fois aussi bien à Toulon et en équipe de France qu'avec le Stade Français que je n'appréciais effectivement pas beaucoup. " Tu nous as encore assassiné" me lançait-il, mais rarement de façon sérieuse. Il avait la plupart du temps les yeux plissés et le sourire pincé. Malicieux. Je crois que je n'écrirais plus jamais le nom de Domi sans aussitôt être saisi par la chair de poule et la larme révoltée.
Mais là n'est pas la question. On va me traiter de réactionnaire, de rétrograde en tout cas, de ringard sûrement et de vieux con. Statut que je revendique sans hésiter ni pour autant réclamer une statue. Je vais beaucoup laisser dire, surtout sur les rézo-socios car mon propos n'est nullement d'avoir raison. Ce livre n'a d'autre intention que de défendre un point de vue, en contrepoint précisément d'une pensée unique. Dans une société où l'on considère que l'argent c'est bien et qu'en gagner beaucoup, c'est encore mieux.
Or moi je prétends que William Web Ellis, en prenant le ballon à deux mains, n'avait nullement l'intention de s'en foutre plein les poches. Arguments corroborés par Pierre de Coubertin, un encore plus vieux con... Là où les Toulonnais - et pas qu'eux évidemment ! - se réjouissaient de voir débouler Botha et frétiller le pied gauche de Wilkinson, je me lamentais en constatant que Carmaux et Lavelanet disputaient des championnats régionaux et Cognac, La Voulte et Bergerac ne figuraient même plus dans les pages nobles de leurs canards respectifs. C'est ainsi qu'au nom du profit, de la surmédiatisation et de la globalisation libérale, on a laissé péricliter ou quasiment disparaître le rugby des sous-préfectures.
Mais au delà du rugby qui tenait lieu de phare, de pilier, de barre - appelez-le comme vous voulez-, ce sont les petites économies fondées sur cette notoriété de l'urbanité provinciale - du sud-ouest d'abord évidement - que l'on a laissé dépérir. Cela coïncidait avec cette autre mode, cette tyrannie des grandes surfaces implantées à la périphérie. En sorte que les centres-villes s'asphyxièrent. Il y a encore quarante ans, les gens des campagnes venaient au bourg pour faire leurs courses, vendre trois poulets et voir un match de rugby. Désormais ce sont les gens de la ville qui prennent leurs voitures en direction du centre commercial et des stades de Top 14 et de pro D2. Jamais la préoccupation des hypermarchés et de la ligue n'a été le bien être des gens, mais le flouze, toujours le flouze, seulement le flouze.
Je le répète, je ne dis pas que j'ai raison. C'est ma raison ! Ce que j'engage à travers ce livre guidé par la passion, l'amour et la nostalgie, c'est une réhabilitation de ce rugby de base et de masse où il y en avait pour tout le monde. Et où le fils du boucher pouvait espérer jouer au moins en "réserve" sans avoir à aller s'entraîner deux fois par jour avec une cohorte d'estrangers !
Est-ce que le sport devait être un métier ? Est-ce que surtout le rugby était obligé de suivre ? C'est ce à quoi je vous inviterai à réfléchir lors d'une prochaine chronique...


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Dédicace chez Charlemagne


Les Presses du midi organiseront deux séances de signatures de Rugby flouze à Charlemagne le samedi 22 mai (demain) entre 15 et 18 heures à Toulon (boulevard de Strasbourg), puis le mardi 25 mai aux mêmes heures à La Valette (Avenue Eugène Blanc).
Je serai heureux de vous y rencontrer et d'échanger sur tout ça... Heureux aussi et surtout de me retrouver dans cette vieille, belle et dynamique maison, tenue notamment par Jacques et Olivier Rouard, frère et fils de mon très cher Patrick Rouard, ancien président du RCT.
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Le blog "Mémoires de Graulhet" en pôle

J'espère et je pense qu'il va y avoir de la presse et que l'on va laisser à un petit écrivaillon mal-pensant, un tout petit espèce d'expression. Parce que dans notre société il s'avère difficile d'être contre, surtout lorsqu'on fustige le pouvoir de l'argent, de ceux qui le possèdent et même de ceux prêts à tout pour en croquer.
Mais quoi qu'il en soit, c'est mon compatriote François Mazens qui aura été le premier à ouvrir ses colonnes à Rugby flouze. Allez-y voir.
http://memoiregraulhet.eklablog.com/




TROIS FAÇONS D'OBTENIR CE LIVRE

Il sera bientôt disponible à Graulhet, Nasbinals et probablement bien d'autres endroits. Il l'est déjà à Toulon et notamment à la librairie Pericles (Av. Joseph Gasquet).
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ÉCRIVEZ, RACONTEZ, CONTESTEZ

J'attends évidemment les commentaires quelle qu'en soit la teneur. jaclarrue@gmail.com
Je publierais sans commentaire d'éventuels compliments, j'utiliserai avec joie d'autres éclairages (texte et photos) et je répondrai sans me défiler à ceux qui contesteraient la pertinence de mes propos. A bientôt.


Les droits d'auteur seront reversés en totalité aux associations : Perce-neige, Secours Populaire Français et l'école de rugby de Graulhet

 




Extrait du blog de Philgreff

 



Ce n'était pas du pognon, c'était de l'émotion


Rugby flouze c'est d'abord une histoire de passion. Et d'amour. Une ode au rugby d'antan. Au rugby chantant lors de ces troisièmes mi-temps échevelées qui ne s'achevaient jamais que par des rires et des larmes enchevêtrées. En sorte que si les deux premières pouvaient être parfois moches, les troisièmes étaient toujours belles.
C'est ensuite le témoignage assez objectif de l'évolution d'un sport qui abandonna le seul goût du jeu à l'injonction des enjeux. Très vite l'argent complexé qui circulait sous la table, fut posé dessus par sacs entiers et sans scrupule. Ma jeunesse entièrement possédée par le rugby sans que pourtant je n'eusse jamais signé la moindre licence fédérale, fut embellie par ces figures légendaires presque imaginaires, en tout cas tutélaires : d'André Larrue l'immense gladiateur à mon copain Gérard Durand pilier quasi indéboulonnable, en passant par Jacques Gasc, Henri Auriol, Francis Bellot et Guy Laporte - dont l'honneur est d'être revenu récemment pour tenter un sauvetage du Sporting bien aléatoire -. Durant ces trente ans de journalisme (1978 - 2008) il y eut aussi de belles et grandes rencontres : de Fouroux à Maestri, en passant par André Herrero, André Véran, Edmond Jorda, Etienne Bouquet, Jean-Claude Ballatore, Pascal Vincent, Gilbert Doucet, Henri Mondino, Alain Rinaldi, des centaines de joueurs et dirigeants qui m'ont embelli le rugby.
Avec mon honnêteté, mon souci de clarté et l'envie, le besoin de dire les choses, je ne pouvais occulter les difficultés d'un parcours rendu d'autant plus périlleux qu'il s'effectua presque exclusivement à Toulon. Et là, de Daniel Herrero à Mourad Boudjellal, en passant par Max Guazzini, Bernard Laporte, Loris Pédri et le club d'Auch, il y eut parfois du moche. Mais ils ont contribué à leur façon à rendre ce parcours moins linéaire et ennuyeux. Même si parfois, j'aurais préféré m'ennuyer ! Certains m'ont carrément cherché des noises, mais la plupart ont simplement contribué à mon dégoût en transformant le rugby de bohème que je chérissais, en business pur et dur que j'abhorre. Pour autant il n'en est aucun envers lequel je tienne la moindre rancune. Les seuls que je n'aime vraiment pas, j'ai pris le parti de ne pas les évoquer. A seule fin d'éviter tout procès et de préserver une tranquillité que j'estime avoir mérité.
Enfin, la troisième partie relève essentiellement du pamphlet. Même si je n'ai pas suffisamment su prendre le recul cynique sur ce qu'est devenu le rugby, je m'en amuse souvent follement. La féminisation forcée, les usines à jeunes rugbymen, les modes fluctuantes, l'hyper-médiatisation par son Canal hystérique, la marchandisation... Ces deux mi-temps brutales, programmées, stéréotypées, mais surtout la disparition pure et simple de la troisième. C'est Laurent Pardo qui disait : "S'il n'y avait pas eu la troisième mi-temps, je ne sais pas si j'aurais eu envie de jouer les deux premières.... " Bravo Lolo ! Chacun rentre chez soi et poursuit son régime sans sel. Je précise sans sel de la vie, des excès, de la camaraderies.
Enfin, tout ce que l'on n'aurait jamais pu extrapoler il y a quarante ans, y compris dans les pires cauchemars.
J'ai aimé aussi écrire ce livre en sachant qu'il allait entrer dans le cercle privilégiés des vilains petits canards - enfin j'espère ne pas trop me vanter !- . Je suis abasourdi par cette sorte d'unanimité en faveur de ces dérives minables et à mes yeux, honteuses. " On ne pouvait pas l'éviter " semblent accepter les complices et fatalistes, " le rugby est enfin devenu un sport moderne " triomphent les odieux maîtres du jeu. Et c'est tout juste si dans la même tirade ils ne mettent pas en avant "les belles valeurs du rugby..."
Enfin voilà en gros ce que contient ce livre. Je sais qu'il va agacer, mais j'espère surtout qu'il va émouvoir. Parce que le rugby, monsieur, ce n'était pas du pognon, c'était de l'émotion.

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Le blog "Mémoires de Graulhet" en pôle

J'espère et je pense qu'il va y avoir de la presse et que l'on va laisser à un petit écrivaillon mal-pensant, un tout petit espèce d'expression. Parce que dans notre société il s'avère difficile d'être contre, surtout lorsqu'on fustige le pouvoir de l'argent, de ceux qui le possèdent et même de ceux prêts à tout pour en croquer.
Mais quoi qu'il en soit, c'est mon compatriote François Mazens qui aura été le premier à ouvrir ses colonnes à Rugby flouze. Allez-y voir.
http://memoiregraulhet.eklablog.com/




TROIS FAÇONS D'OBTENIR CE LIVRE

Il sera bientôt disponible à Graulhet, Nasbinals et probablement bien d'autres endroits. Il l'est déjà à Toulon et notamment à la librairie Pericles (Av. Joseph Gasquet).
Vous pouvez le commander dans n'importe quelle librairie en mentionnant seulement le titre Rugby Flouze et l'éditeur Les Presses du Midi.
Le plus facile reste néanmoins la commande directe sur le site Les Presses du midi
En trois clics c'est payé, en deux-trois jours c'est chez vous. 
Et contrairement à Amazon l'éditeur paie ses impôts !

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ÉCRIVEZ, RACONTEZ, CONTESTEZ

J'attends évidemment les commentaires quelle qu'en soit la teneur. jaclarrue@gmail.com
Je publierais sans commentaire d'éventuels compliments, j'utiliserai avec joie d'autres éclairages (texte et photos) et je répondrai sans me défiler à ceux qui contesteraient la pertinence de mes propos. A bientôt.




 



La balle à l'aile, la vie est belle !

Dessin piqué dans l'excellent site L'Agglorieuse (https://www.lagglorieuse.info/)



Merci d'avoir rejoint ce blog ou, à défaut, d'avoir ouvert ce mail. Surtout que depuis l'avènement des zéros-socios, il parait que cela devient totalement ringard, un mail. Je vais vous dire pourquoi il est important à mes yeux que ce livre progresse en notoriété et en diffusion. On va d'abord éliminer l'intérêt financier. Depuis que je suis jeune - c'est vous dire si ça fait un bout de temps ! - tout ce que je fais dans ma vie est guidé par la passion, l'engagement moral - physique aussi mais ce n'est pas très impressionnant ! -. Jamais, vous lisez bien, jamais je n'ai agi dans le but de faire du flouze. Et je suis même souvent allé là où j'étais sûr de ne pas le rencontrer. J'ai dû gagner ma vie et celle des miens, je me suis acquitté de ce devoir honorablement, voilà tout. Et s'agissant de dénoncer un sport de poètes devenu le paradis des comptables, vous comprenez bien que je veillerai doublement à ce que ce bouquin ne me rapporte pas le moindre centime. En souvenir de ma mère le tiers des droits d'auteur ira à sa Fondation préférée : Perce-Neige, qui œuvre auprès des enfants handicapés ; le deuxième tiers sera destiné au Secours Populaire, mon partenaire habituel ; le dernier pour l'école de rugby de Graulhet à laquelle je n'ai pas eu la chance d'avoir accès lorsque j'étais gamin. Et si les uns peuvent acheter un mini-car, les autres connaître quelques jours meilleurs, je trouverai que finalement mon rugby a retrouvé un sens.
Excluons également l'ego. Je me suis toujours foutu du tiers comme du quart d'être connu et reconnu. C'est en partie pour cela que je suis allé me perdre sur mes montagnes à vaches -lesquelles garantissent une discrétion absolue -. Le regard des autres n'a strictement aucune prise sur moi. Bien sûr il m'importe d'avoir l'image d'un honnête homme. Rien d'autre  et surtout pas la notoriété fugace d'un petit auteur de livre. Sauf s'il me venait d'un coup le talent de Flaubert ( qui n'est pas un ancien ailier du RCT, je le précise au cas où un jeune du centre de formation tomberait sur cette chronique, qui restera cependant à l'écart de ouatesape et amstramgram...) et encore !
En revanche, qu'est-ce que ça me ferait plaisir que les jeunes générations s'emparent de ce texte. Qu'il leur embellisse le passé et leur donne à réfléchir sur l’évolution, la dérive du sport qu'ils pratiquent aujourd'hui. Je rêverais aussi que dans les hautes sphères on ait l'humilité et la conscience de se remettre en question et de se dire "mais c'est vrai ça, qu'avons nous fait de notre rugby ! " Je voudrais enfin que les gens de mon âge et les plus anciens - si, si ça existe ! - retrouvent un peu de fierté pour ce qu'ils ont bâti, ce qu'ils ont porté et aimé. Sur les pelouses pas toujours rasées de frais et dans les tribunes rarement confortables. Le rugby, on n'en était pas gavé jusqu'au dégoût par Canal + ! On se le gagnait sur le pré et on se le remémorait dans le journal du lendemain.
Et pour finir, il ne me serait pas désagréable d'apporter ma pierre à la reconstruction d'une maison d'édition qui plus est toulonnaise où je cultive un vaste jardin d'amitiés. Les Presses du midi ne sont pas nouvelles. Elles fêtent même leur quarante ans ! Mais elles ont enfin reçu l'indispensable apport d'une nouvelle éditrice pleine d'enthousiasme et probablement d'idées, d'envies d'honorer l'écriture, les auteurs, ce noble métier d'éditeur, sentinelle de l'espoir et de l'esprit.
Pour oser aller plus loin, il faut recevoir des aides et des ondes positives, j'espère que Rugby flouze y contribuera.
Voilà en quoi vous pouvez être fort utiles. En multipliant les envoie de ce mail et des prochains. Ou même seulement en promouvant le livre à vos contacts en faisant figurer le visuel et les adresses de commande.
Pour toutes ces bonnes raisons, je vous suis infiniment reconnaissant de votre soutien. Il est, en rugby, l'un des meilleurs atouts pour la continuité du mouvement. Faites, vous aussi, passer la balle à l'aile. La vie est belle !
 
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TROIS FAÇONS D'OBTENIR CE LIVRE

Il sera bientôt disponible à Graulhet, Nasbinals et probablement bien d'autres endroits. Il l'est déjà à Toulon et notamment à la librairie Pericles (Av. Joseph Gasquet).
Vous pouvez le commander dans n'importe quelle librairie en mentionnant seulement le titre Rugby Flouze et l'éditeur Les Presses du Midi.
Le plus facile reste néanmoins la commande directe sur le site Les Presses du midi
En trois clics c'est payé, en deux-trois jours c'est chez vous. 
Et contrairement à Amazon l'éditeur paie ses impôts !

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ÉCRIVEZ, RACONTEZ, CONTESTEZ

J'attends évidemment les commentaires quelle qu'en soit la teneur. jaclarrue@gmail.com
Je publierais sans commentaire d'éventuels compliments, j'utiliserai avec joie d'autres éclairages (texte et photos) et je répondrai sans me défiler à ceux qui contesteraient la pertinence de mes propos. A bientôt.







Du blues au flouze

Nous voici dans les années 80, peut-être le début de 90 je ne sais plus mais cela a si peu d’importance, c’était en tout cas avant le cataclysme qui engloutit notre rugby, avant que - la nature ayant horreur du vide – en surgisse un autre, étrange et même carrément étranger. Il me fallut faire semblant d’avaler le Stade français et ses mœurs singulières, semblant de voir débarquer les premières colonnes de panzers sud – africain, les sympathiques fantassins géorgiens et la cavalerie néo – zélandaise, mais enfin je me suis maintes fois étouffé ! Moi qui déteste l’argent, enfin celui qui fait de l’homme le plus méprisable des animaux, il me fallut pourtant me la fermer pour préserver mon salaire de journaliste à Var Matin, jusqu’au jour où Mourad Boudjellal entra en scène. Personnage hors norme. Hors gabarit...
Je pouvais encore supporter que le Dany de la Pivotte me traite d’enculé - puisque c'était sans douleur ! - , mais il n’était pas supportable qu’un homme d’affaire fraîchement converti au rugby, m’agite une liasse de billets sous le nez... 
Je suis allergique ! 
Et c’est donc là que oui, j’ai pris mes cliques et surtout un belle claque ; que j’ai déserté tout ce que j’avais tant aimé, sublimé. Et pensais intangible, donc définitif !
Il en est un qui ne se posa pas tant de questions. Denis Tillinac, auteur de renom, éditeur de prestige dont les déambulations rugbystiques l’avait conduit dans les plus beaux espaces poétiques, oniriques même, allait déverser un flot de nostalgie prenant sa source sur une montagne de souvenirs. J’avais beaucoup aimé ses balades amoureuses sur les rives océannes et ses compromissions canailles dans les bas – fonds de Chicago in Toulon. Sa jeunesse en Corrèze qui ne manquait pas de courage, ses tribulations dans les nuits de Paname jamais dépourvues non plus de panache.
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Rugby blues.
Une longue mélopée saxophonique
faite de plaintes, pleine de feintes
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Ce bel auteur protée, capable d’emporter le populaire et l’académie, avait signé son opus : Rugby blues. C’était mieux qu’une rythmique d’harmonie basque, une longue mélopée saxophonique faite de plaintes, pleine de feintes. En cela, nos parcours convergeaient. Mon cours sera plus torrentiel et tortueux, torturant aussi, mais enfin sorti de l’immédiateté et de la l’acidité, je me suis autorisé cette audace  paronyme : Rugby flouze. Oui je sais, il rime bien, mais il est tellement plus direct. Lorsque je peux éviter les litotes, je ne m’en prive point.
Et si vous voulez, j’aurais pu me dispenser d’écrire ce pamphlet qui débute comme un ode à mon enfance et mes croyances aussi profondes que mes racines rugbystiques et s’achève dans un grand coup de tonnerre qui s’apparente fort à de la colère, mais si j’ai un peu pensé à tous les anciens qui aimeraient relire ces passages de la mythologie ovale, je l’ai avant tout évacué pour ne pas finir ma vie dessus, comme un bout de quelque chose d'amer en travers de la gorge.
Il m’était apparu évident que Denis Tillinac pourrait me signer une jolie préface. Tu parles ! je n'attendais ça ni comme une consécration, ni comme une reconnaissance de filiation, peut – être juste une accolade de fraternité ovale. Lorsque je lui ai envoyé le manuscrit à la fin du printemps 2020, Tillinac m’a remercié et promis qu’il s’y pencherait. Alors j’étais confiant. Jusqu’au mois de septembre suivant où j’appris son décès. Du coup lorsque je sollicitai Christian Montaignac, par l’entremise de Fred, l’ami commun, j’éprouvai subitement l’angoisse de provoquer une hécatombe. Mais grâce à Brennus, l’ancienne plume de l’Équipe résiste et il ne me reste plus qu’à regretter qu’il ne sache pas lire sur un ordinateur.
Mais enfin, la préface tient quand même la route. Elle dit tout . Donne envie de lire la suite et n’est – ce pas, au-delà de l’estampille, tout ce qui compte ?


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Daniel Sannou

Un grand cœur ne bat plus

 
Daniel, sa barbe et son bandeau. Dix ans en "première" du SCG, son seul club

J’arrivai, tout heureux à Graulhet avec quelques bouquins que mon éditeur m’a gentiment attribué. Le pile serait vite épuisée, peu importe on en commanderait. Je fis étape chez l’ami Puginier afin qu’il offre l’un des tous premiers exemplaires à son, notre président, Guy, le vrai Laporte à mes yeux, le seul qui compte. Puis j’avais fait une halte non loin de là chez André Larrue. De famille sans doute lointaine et proche, très proche de cœur. Je vous raconterai…
J’en avais un aussi pour mon collègue de la Dépêche, ancien copain d’école, superbe pilier droit du SCG, Gérard Durand et puis François Mazens qui tient le blog si important à mes yeux : Mémoires de Graulhet. Tenez c’est pas compliqué, cette semaine il y avait un dossier sur Cécile Mauriés. Voilà un sainte femme et sage avec ça, puisque c’est elle qui me donna le jour… On ne dira pas lequel !!!
Et voilà, tout heureux le Jaco. De Graulhet. A Graulhet. Mais paf ! C’est François qui m’annonce que Daniel Sannou est mort ! Je ne suis pas tombé des nues, car j’avais appris peu avant qu’il avait fait un infarctus en début d’année et qu’il ne s’en remettait pas bien.
C’était un deuxième ligne aussi. Belle carcasse. Pas le même géant que ceux de maintenant élevés aux farines animales, mais enfin du gaillard. La preuve il avait succédé ou côtoyé les Revailler, Laroussinié, Sauce et même Pelous, sans dépareiller. Il fut titulaire de première division de longues années et dut passer par le Groupe B pour être Champion de France.
Puis Daniel enfila sans tarder le survêtement d’entraîneur, mais aussi de manager, de dirigeant, de papa-poule de l’école de rugby, etc. Une vocation mise sans relâche au service du collectif. Ce que l’on aime qualifier dans cette cité de cuir et de labeur, une cheville ouvrière. Je l’avais connu un peu malheureux ces dernières années d’être sorti du jeu. Mai quelles qu’en soient les raisons, je savais qu’il y rentrerait sans tarder…
Nous en parlions, chaque fois que nous nous voyions, avec Rolland Allegro, l’un de ses amis du Var, fidèle aux souvenirs d’échanges fraternels entre Carqueiranne et Graulhet. Il en noua bien d’autres et partout ailleurs, mais il est vrai qu’entre Rolland et Daniel, c’était quelque chose !
Avec son épouse Florence – la fille de Francis Piquemil, l’un des grands dirigeants de la fin du siècle dernier – il tenait un peu à bout de bras le commerce exsangue du centre-ville de Graulhet. Une ville méconnaissable depuis que l’industrie du cuir s’est effondrée. Mais lui, eux, étaient là. Une superbe et dynamique maison de la presse. Et c’est justement là que je me rendais avec joie, pour présenter ce livre, Rugby flouze, qui fera date, puisqu’il est le seul qui ose s’opposer à la pensée unique et cette démolition en règle des valeurs de notre jeu. J’en concevais avec bonheur quelques futures séquences de dédicaces où nous aurions retrouvé dans un sympathique brouhaha et quelques confusions de dates et de postes, tout ce qui avait fait de Graulhet un club à part et incontestablement exceptionnel. J’avais prévu de faire avec lui une vidéo, un joli texte aussi…
Merde ! Je sais pas vous, mais il y a quelques circonstances où l’on ne trouve plus de mots. Enfin si. Tellement superflus ou insuffisants. Merde, c’est sûr, ça soulage...
Florence je ne représente que moi – et les miens – mais ce que je te transmets du plus profond de moi est si fort, si sincère !

Daniel est le deuxième joueur assis en partant de la gauche au deuxième rang. Le Sporting venait de battre Rumilly en finale de première Division B